22 avril 2008
Poème de peintre
Anne a reçu, d'une amie artiste peintre, en réponse à l'envoi d'une carte textile, ce poème qu'elle partage avec nous:
As-tu déjà vu sur la planète bleue
Ses myriades de mains
Qui l'habitent et qui s'agitent
Ou qui prient...
Des mains qui alimentent
Pétrissent, façonnent-
Qui volètent gracieusement
Tout autour d'une ballerine
- Des mains qui tissent
Des mains de fées
Qui brodent des soleils
Et des jardins de fleurs
De celles qui caressent les velours
Et les soies
Et qui forment de nouveaux mondes
-
La symphonie silencieuse
Des étoffes qui glissent et se meuvent
-
Les drapés prodigieux
Des mains qui tordent
Des tissus, en font des cordes
Pour l'évasion...
Des mains ailes,
Des mains qui bercent...
Qui connaissent l'engouement
De la vie
Et celui du tout petit
Qui s'interroge devant elles
Emerveillé...
Hélène
Merci, Anne et Hélène, pour cette contribution à quatre mains!
19 avril 2008
Ker Violette
Une jeune femme arrive en Bretagne à la recherche d'un cheval et trouve un pêcheur devenu artiste peintre... Elle loge dans la maison d'hôtes de la vieille Violette, dont on sent l'odeur familière dans cette brève évocation:
"Cette chambre suintait l'enfance lointaine, la cire d'abeille, les tapis d'orient et les napperons pâles crochetés au numéro deux. Cette chambre respirait les sachets d'herbes enfouis sous le linge, les draps cernés de jours Versailles."
Karine Fougeray, Ker Violette, ed. Delphine Montalant (page 26)
Karine Fougeray tient un blog littéraire, Plume salée...
Merci, Sa kartonn, pour cette contribution!
11 avril 2008
Sido
Ici, le tissu est porteur de mémoire. une fois encore… Et Colette va « customiser», dirait-on, avant l’heure, la robe…
« C’était une robe d’été, en toile de lin d’un bleu doux. En regardant l’envers de l’étoffe, on avait la surprise de le voir d’un ton vif. Seuls les soleils de plusieurs belles saisons répondaient de son heureux pâlissement. Elle datait de 1860 environ… Je ne me repens d’y avoir porté les ciseaux puisque d’un bleu doux et ramagé de blanc, elle habille comme par le passé, elle habille encore et toujours, ma très chère Sido ».
Colette, Sido
Merci Anne pour cette contribution!
09 avril 2008
Les vrilles de la vigne
La lectrice et son livre sont couverts d’une même toile : identification……
"La jeune maman sous l’ombrelle de toile rayée s’enivre, les joues chaudes, d’un roman mystérieux, habillé comme elle de toile écrue…"
Colette, Les Vrilles de la vigne.
Merci Anne pour cette contribution qui évoque tout un univers du temps perdu!
