11 avril 2008
Sido
Ici, le tissu est porteur de mémoire. une fois encore… Et Colette va « customiser», dirait-on, avant l’heure, la robe…
« C’était une robe d’été, en toile de lin d’un bleu doux. En regardant l’envers de l’étoffe, on avait la surprise de le voir d’un ton vif. Seuls les soleils de plusieurs belles saisons répondaient de son heureux pâlissement. Elle datait de 1860 environ… Je ne me repens d’y avoir porté les ciseaux puisque d’un bleu doux et ramagé de blanc, elle habille comme par le passé, elle habille encore et toujours, ma très chère Sido ».
Colette, Sido
Merci Anne pour cette contribution!
Commentaires
On le voit, on le touche!
chère Caro, je suis prise, tu es prise......conjuguons les verbes à tous les temps; ils nous disent de toutes façons, comme le bleu délavé de colette, la fuite du temps; mais je passe chez toi, j'y envoie mes amies; et je me faufile quoi qu'il arrive, dans le ruban de fibranne pour avancer mon 3° trimestre. ah ah, surprise pour toi!
L'histoire de ce bleu est attendrissante, il n'y a qu'à regarder un jean pour en voir la trame et le délavement........Merci de nous rappeler que le temps fuit, comme si on pouvait l'oublier.
Bises à tous les 3
Anne
http://quilt007.free.fr
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