08 novembre 2007

Hubert Haddad - 2

Dans la catégorie érotisme, souvent présente sur Dentelles d'encre, de l’art du habillé- déshabillé dans le roman alphabétique d'Hubert Haddad, auteur qu'Anne apprécie particulièrement: « Lingerie : Lorsque je sauvai Mahalia des requins bleus de la crique d’Oxymon, elle était à peu près nue, les fesses découvertes, un reste de tunique cachant un sein et le pubis. Jacob nous livra le lendemain vêtements et sous-vêtements. Nous vîmes alors une indigène habituée à la vie naturelle s’affubler au petit bonheur de... [Lire la suite]
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05 novembre 2007

Hubert Haddad - 1

Dans L’Univers de Hubert Haddad, roman-dictionnaire au projet fou et aventures énigmatiques d’un amnésique rejeté par la mer sur une île...bribes échouées jetées au lecteur afin de reconstituer le puzzle d’une existence étrange, Anne nous a sélectionné 3 articles :  De la naissance à la mort « Etoffe : Toute l’intimité de l’existence terrestre se résume à un toucher d’étoffe, entre langage et suaire. La raison qui me fait parfois hurler de douleur au contact d’un drap ou d’une chemise de coton est-elle liée... [Lire la suite]
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15 octobre 2007

Dentelles photographiques

Des oiseaux de feu sur la branche d'un chêne vénérable dans la forêt où les jeunes orphelines des contes russes errent en manteau de papier à la recherche de fraises es bois?Non! Une dentelle d'automne photographiée par Hélène A.Merci pour cette contribution!
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13 octobre 2007

Dieu nous donne la laine

Dieu nous donne la laine et les aiguilles.Il nous dit: "Tricote de ton mieux, une maille à la fois".Une maille est une journée sur l'aiguille du temps.Dans un mois, 30 ou 31 mailles.Dans dix ans 3650 mailles.Quelques unes sont à l'endroit; d'autres sont à l'envers.Il y aussi des mailles échappées; mais, on peut les reprendre.Que de mailles manquées!  La laine que Dieu m'a donnée, pour tricoter ma vie,Est de toutes les couleurs.Rose comme mes joies;Noire comme mes peines;Grise comme mes doutes;Verte comme mes... [Lire la suite]
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28 septembre 2007

Nom sans bruits

L'héroïne a perdu son mari; sa fille a été placée. Elle fuit à la campagne où elle retrouve la même solitude, le même désespoir qu'en ville. La voici qui visite le grenier: "Ce que je sortais de l'ombre me renvoyait à ma pauvreté, au fur et à mesure que s'empilaient sur le plancher les draps de lin chiffrés, les nappes brodées, les chemises et les combinaisons de dentelles, les robes d'organza et de taffetas couchées dans du papier de soie imprégné de naphtaline, les capelines et les chapeaux, les gants de peau, les escarpins... [Lire la suite]
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23 septembre 2007

C'est pourtant pas la guerre - encore

La romancière recueille les voix de l'Ariane, dans la banlieue de Nice.D'abord elle voit des rats, puis des visages:"J'avais d'abord pensé à décrire très précisément chacun des visages, peut-être seulement les bouches, très vite j'ai renoncé. Epingler, prendre leurs traits dans des filets, faire écran (écran: objet conçu pour arrêter un rayonnement), coller des images autrement plus séduisantes et plus opaques que celles des rats. Recueillir, pas décrire, pas épingler, il est tentant d'évoquer le labyrinthe et le fil pour s'y... [Lire la suite]
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20 septembre 2007

C'est pourtant pas la guerre

Difficile de classer le livre de Maryline Desbiolles dans une catégorie bien étanche: elle est allée en banlieue, recueillir des témoignages d'habitants qu'elle a distillés en une courte fiction, se faisant l'écho de plusieurs voix.Deuxième voix"En élargissant un peu le champ (si peu: la cuisine est toute petite), on verrait une femme assise derrière moi cependant que j'essaie de noter des bouts de la vie que madame Andrée me jette à la figure, une femme qui ne dit mot, mais il n'est pas juste de dire qu'elle se contente de... [Lire la suite]
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28 août 2007

Les mots bleus

Posté depuis l'atelier d'Anne, cet extrait d'un roman qu'elle a su me donner envie de lire.Les Mots bleus posent la question de la nécessité du langage, ou peut-être d'un langage. Enfant, Nadèdja a refusé d'apprendre à lire et à écrire, convaincue que l'un des mots du conte que lui disait sa grand-mère avait provoqué la mort de celle-ci. A son tour, sa fille Anna refuse de parler. Pour parer à toute éventualité, Nadèdja a cousu des indications, comme son adresse, dans ses vêtements, mais prise de panique lorsque l'instituteur... [Lire la suite]
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02 août 2007

Si claire sera la pénombre

Offert par l'auteur, ce poème textile qu'elle accompagne d'un papillon de papier:Si claire sera la pénombre La princesseEmplie d'ennuiS'enfuit,File au versant de sa vie.Son ample chevelure d'ambreAu diadème de voie lactéeSa traîne, semis de comètes défaites,S'alourdissentDes illusions perdues, des désillusions,Poussière d'étoiles d'anciennes fêtes,De rêves brisés, de mondes défaits,Adieu ma mie,Le rosé des joues pleines et rondes,Le pétillant des prunelles aux soirs emplis de promessesEmbellies de parures de perles,Larmes... [Lire la suite]
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31 juillet 2007

'Les pleurs de mon métier'

Dernier rescapé du Conservatoire des Vieux Métiers du Textile: Les Pleurs de mon métier                      Ce vieux métier où mon grand-père         A tissé ses pièces jadis,         Mon pauvre vieux, je désespère         De le voir aux mains de mon fils.         Mon vieux métier que j'aime, pleure         De se voir ainsi délaissé... ... [Lire la suite]
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