30 mai 2008

Femmes qui courent...

Dernier extrait de cet essai à la Bruno Bettelheim:"J'aime énormément cette tâche initiatique qui requiert d'une femme qu'elle nettoie les personae, les signes vestimentaires de l'autorité de la grande Yaga de la forêt. Ce faisant, l'initiée verra de quelle manière sont cousus les habits de la persona. Elle aura bientôt un peu de ces personae qu'elle pourra placer dans ses placards, auprès des autres qu'elle a façonnées au cours de son existence.On imagine facilement que les marques d'autorité de Baba Yaga - ses vêtements - sont... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 11:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 mai 2008

Baba Yaga

Baba Yaga a déjà pointé le bout de son maléfique nez sur dentelles d'encre, en 2005 - cela ne rajeunit guère notre blogue collaboratif...La revoici, citée par Clarissa Pinkola Estés, dans une métaphore textile et ménagère... étonnante: "Baba Yaga est le modèle à suivre pour être fidèle au Soi. Elle apprend à la fois la mort et le renouveau. Dans le conte, elle enseigne à Vassilissa à prendre soin de la maison du féminin sauvage. C'est un fabuleux symbole que de laver les vêtements de Baba Yaga. Dans certains pays,... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 09:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
17 mai 2008

Pantalon

Début 1945, Samuel Beckett choisit pour formuler le titre du texte qu'il écrit à l'occasion de l'exposition d'Abraham et de Gerardus van Velde respectivement aux galeries Mai et Maeght, une plaisanterie qu'il reprendra douze ans plus tard dans Fin de partie: LE CLIENT : Dieu a fait le monde en six jours, et vous, vous n’êtes pas foutu de me faire un pantalon en six mois.LE TAILLEUR : Mais, Monsieur, regardez le monde, et regardez votre pantalon. Samuel Beckett, Peintres de l’empêchement. Première publication dans la revue... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 08:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 mai 2008

Femmes qui courent...

"- la Femme Sauvage vous appartient. Elle appartient à toutes.         Pour la trouver, les femmes doivent faire retour à leur vie instinctive, à leur savoir le plus profond. Commençons donc par remonter à l'âme sauvage. Laissons-la redonner chair à nos os par son chant. Dépouillons-nous des oripeaux qu'on nous a donnés. Enfilons le manteau authentique de l'instinct et de la connaissance. Infiltrons les terres psychiques qui nous ont un jour appartenu. Ôtons nos pansements. Le remède est prêt.... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 13:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 mai 2008

Les Noces de Jeannette

  Il est revenu à Jacqueline un air d'opérette qu'elle écoutait à 8-9 ans sur un vieux 78 tours chez ses parents. La dénommée Jeannette a piégé un allergique au mariage qui s'enfuit le jour de ses noces... et pour le séduire et le ramener à son devoir (conjugal), elle répare un de ses vêtements en chantant:   Cours mon aiguille dans la laineNe te casse pas dans ma mainAvec de bons baisers demainOn nous paiera de notre peineCours, mon aiguille dans la laine,Cours, mon aiguille dans la laine. Mais... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 11:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
22 avril 2008

Poème de peintre

Anne a reçu, d'une amie artiste peintre, en réponse à l'envoi d'une carte textile, ce poème qu'elle partage avec nous: As-tu déjà vu sur la planète bleueSes myriades de mainsQui l'habitent et qui s'agitent    Ou qui prient...Des mains qui alimententPétrissent, façonnent-Qui volètent gracieusementTout autour d'une ballerine- Des mains qui tissent    Des mains de fées    Qui brodent des soleils    Et des jardins de fleursDe celles qui caressent les velours     Et les soiesEt qui... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 07:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 avril 2008

Ker Violette

Une jeune femme arrive en Bretagne à la recherche d'un cheval et trouve un pêcheur devenu artiste peintre... Elle loge dans la maison d'hôtes de la vieille Violette, dont on sent l'odeur familière dans cette brève évocation:"Cette chambre suintait l'enfance lointaine, la cire d'abeille, les tapis d'orient et les napperons pâles crochetés au numéro deux. Cette chambre respirait les sachets d'herbes enfouis sous le linge, les draps cernés de jours Versailles." Karine Fougeray, Ker Violette, ed. Delphine Montalant (page... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 07:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 avril 2008

Sido

Ici, le tissu est porteur de mémoire. une fois encore… Et Colette va « customiser», dirait-on, avant l’heure, la robe… « C’était une robe d’été, en toile de lin d’un bleu doux. En regardant l’envers de l’étoffe, on avait la surprise de le voir d’un ton vif. Seuls les soleils de plusieurs belles saisons répondaient de son heureux pâlissement. Elle datait de 1860 environ… Je ne me repens d’y avoir porté les ciseaux puisque d’un bleu doux et ramagé de blanc, elle habille comme par le passé, elle habille encore... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 07:53 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
09 avril 2008

Les vrilles de la vigne

La lectrice et son livre sont couverts d’une même toile : identification…… "La jeune maman sous l’ombrelle de toile rayée s’enivre, les joues chaudes, d’un roman mystérieux, habillé comme elle de toile écrue…" Colette, Les Vrilles de la vigne. Merci Anne pour cette contribution qui évoque tout un univers du temps perdu!    
Posté par Le Clown navet à 11:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 mars 2008

Erica Jong

L'objet de notre quêteévidemment n'existait pascette tapisserie intitulée Matinsous les nuées tissées de haute laineoù des oiseaux invraisemblablestrès incroyablement célébraient par leurs chantsdes fables. Un papillon de nuit parmi les dents du lionyodlait comme le rossignol de Keatset les trochées chantaient parmi les iambes,tandis qu'en fraise frisotée et gilet de brocarttu penchais ton souriresur l'herbe revêtue de sa soie de soleil,où couchée dans les flots de ruchés en folieje pressais sur le sol une oreille attentive,dans... [Lire la suite]
Posté par Le Clown navet à 07:57 - - Commentaires [2] - Permalien [#]