01 février 2008

Les Métamorphoses

Jacqueline relit, en famille, Les Métamorphoses d'Ovide. O surprise, au détour d'une préface , cette remarque: "Ovide suit avec des mots les passions bouleversantes et recueille ce sable noir qu'il enferme dans l'écrin précieux de ses phrases. Ainsi tient-il captifs d'étonnants secrets que la psychanalyse a cru retrouver et qu'une démarche socratique  d'interrogation des êtres arrache à leur profondeur abyssale. Et il les tient, ces secrets dans la  nasse que constituent les fils de ces récits comme... [Lire la suite]
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01 janvier 2008

Voeux de mariage

"Maintenant l'amour doit apprendre la patience et le pardon,la confiance et la sincérité,la générosité et la constance,le courage et la volonté de partage.Tous ces fils dont est faite l'étoffe du mariage." Charlotte Granier Il y a du mariage dans l'air, chez les Gailhbaud, en 2008 comme en 2007. Merci Anne pour cette contribution!          Cette déclaration de foi saura-t-elle inspirer celles d'entre-vous qui vont se passer la bague au doigt en 2008, celles qui l'ont déjà fait, ou... [Lire la suite]
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22 novembre 2007

Marbot

Dans Pourquoi la fiction? Jean-Marie Schaeffer (interview à propos de cet ouvrage critique sur Voxpoetica.org) met en lumière l'importance du contexte dans la réception de la fiction. Il prend pour exemple l'auteur allemand Wolfgang Hildesheimer qui, en 1981, publie Marbot. Eine Biographie narrant la vie de Sir Andrew Marbot (1801-1830), esthéticien et critique d'art anglais. Marbot croise Goethe, Byron et Delacroix, seulement, voilà, cette biographie est fictive... sauf que... personne ne le soupçonne puisque quatre ans plus tôt il a... [Lire la suite]
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11 novembre 2007

Hubert Haddad - 3

De l’art de la suggestion et des étoffes, encore... « Satin : La femme–caméléon qui fut, semble-t-il, mon épouse, était folle de lingerie. Comme la sirène de courants d’onde, elle s’entourait d’étoffes : Pékin, percaline, gaze et peau de soie, tous les satins m’affolaient. En voyage en chine, elle revint de Zaytün avec des coupons entiers où elle fit couper les plus troublantes entournures. Une seconde peau déshabillée avec agrafes et lacets, qui roulait et glissait toues les nuits sur elle. » "troublantes... [Lire la suite]
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05 novembre 2007

Hubert Haddad - 1

Dans L’Univers de Hubert Haddad, roman-dictionnaire au projet fou et aventures énigmatiques d’un amnésique rejeté par la mer sur une île...bribes échouées jetées au lecteur afin de reconstituer le puzzle d’une existence étrange, Anne nous a sélectionné 3 articles :  De la naissance à la mort « Etoffe : Toute l’intimité de l’existence terrestre se résume à un toucher d’étoffe, entre langage et suaire. La raison qui me fait parfois hurler de douleur au contact d’un drap ou d’une chemise de coton est-elle liée... [Lire la suite]
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21 juillet 2007

La Chambre (encore)

Sur les conseils d'Anne à qui je cassais les oreilles avec les biographies de Marie-Antoinette de Stefan Zweig et, presque un siècle plus tard, d'Antonia Fraser, j'ai lu La Chambre dont elle nous a déjà proposé un extrait. Passionnant d'avoir cette fois un point de vue délibérément romancé (les biographies, même quand elles feignent de l'ignorer, sont dangereusement à cheval entre histoire et fiction, ce qui contribue sans doute à leur charme) non sur Marie-Antoinette mes sur son fils - dont il est très peu question chez Zweig et... [Lire la suite]
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07 juillet 2007

Biffures

Dans son autobiographie, Michel Leiris se souvient du moment où de magique, le langage lui est apparu comme social. Rattrapant un jouet qui venait de tomber et découvrant qu'il n'était pas cassé, le voici qui s'écrit "reusement"; ses parents le reprennent: "heureusement" et il découvre que ce qu'il prenait pour un mot magique car personnel est en fait un dérivé d' "heureux" et donc, un mot qui appartient à tous, socialisé..."Ce mot mal prononcé, et dont je viens de découvrir qu'il n'est pas en... [Lire la suite]
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05 juillet 2007

Erotique du deuil

Cité en note de bas de page par Pierre Bayard dans Enquête sur Hamlet, un essai qui démontre que même lorsque nous en avons acheté la même édition, nous ne lisons jamais le même texte que le voisin et que la critique littéraire est nécessairement un dialogue de sourds -ici, il développe l'importance du processus de sélection, forcément propre à chacun en prenant pour exemple la lecture que Lacan propose de la pièce de Shakespeare:"nous avons affaire à des indications certes ponctuelles et précises mais qui ne sont pas complètes... [Lire la suite]
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01 juillet 2007

Critiques dans un souterrain

Le soupçon est le mode de lecture même du roman policier. Pour illustrer ce fait, René Girard prend l'exemple qui suit:"Il suffit qu'on nous montre une femme en train de tricoter au début d'un roman policier pour nous convaincre que le tricot est une occupation lourde de péril."René Girard, Critiques dans un souterrain, 1983.Certes, cette occupation domestique peut paraître anodine, mais le ton ironique de Girard ne suffira pas à nous faire oublier que l'aiguille à tricoter peut s'avérer une arme de poing redoutable  -... [Lire la suite]
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12 juin 2007

Messager

"En quoi la métaphysique personnelle d'une libellule pourrait-elle être tissée des mêmes fils spirituels que les dernières années de Friedrich Nietzsche?"Mathieu MessagerInterrogation fort poétique accompagnée de cette carte réalisée pour Dentelles d'encre par Anne.
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