28 septembre 2007

Nom sans bruits

L'héroïne a perdu son mari; sa fille a été placée. Elle fuit à la campagne où elle retrouve la même solitude, le même désespoir qu'en ville. La voici qui visite le grenier: "Ce que je sortais de l'ombre me renvoyait à ma pauvreté, au fur et à mesure que s'empilaient sur le plancher les draps de lin chiffrés, les nappes brodées, les chemises et les combinaisons de dentelles, les robes d'organza et de taffetas couchées dans du papier de soie imprégné de naphtaline, les capelines et les chapeaux, les gants de peau, les escarpins... [Lire la suite]
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23 septembre 2007

C'est pourtant pas la guerre - encore

La romancière recueille les voix de l'Ariane, dans la banlieue de Nice.D'abord elle voit des rats, puis des visages:"J'avais d'abord pensé à décrire très précisément chacun des visages, peut-être seulement les bouches, très vite j'ai renoncé. Epingler, prendre leurs traits dans des filets, faire écran (écran: objet conçu pour arrêter un rayonnement), coller des images autrement plus séduisantes et plus opaques que celles des rats. Recueillir, pas décrire, pas épingler, il est tentant d'évoquer le labyrinthe et le fil pour s'y... [Lire la suite]
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20 septembre 2007

C'est pourtant pas la guerre

Difficile de classer le livre de Maryline Desbiolles dans une catégorie bien étanche: elle est allée en banlieue, recueillir des témoignages d'habitants qu'elle a distillés en une courte fiction, se faisant l'écho de plusieurs voix.Deuxième voix"En élargissant un peu le champ (si peu: la cuisine est toute petite), on verrait une femme assise derrière moi cependant que j'essaie de noter des bouts de la vie que madame Andrée me jette à la figure, une femme qui ne dit mot, mais il n'est pas juste de dire qu'elle se contente de... [Lire la suite]
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