Myriam est tombée sur ce monument de la chanson populaire, rime riche en prime, en feuilletant un catalogue du Printemps, « Les Grands Magasins du Printemps sont les plus élégants de Paris »dit la brochure!


La chanson du tisserand de Lin

 
En chantant, je tisse la toile

La toile forte de la voile

Que bientôt aux plages lointaines

Le vent poussera sur les flots

Avec les vaillants capitaines

Et les vigoureux matelots

 
Glisse, glisse ma navette

Entre les fils croise ton fil

Quand je te jette et te rejette

Ton tic-tac me semble un babil

Aussi gai qu’un chant de fauvette

 
Je tisse pour les petits anges

Des toiles fines pour leurs langes

Je tisse aussi la layette

Pour la couchette, le maillot

Pour orner la bercelonnette

De la petiote ou du petiot

 
Glisse, glisse ma navette

Entre les fils croise ton fil

Quand je te jette et te rejette

Ton tic-tac me semble un babil

Aussi gai qu’un chant de fauvette

 
Je tisse la toile légère

Dont bientôt l’adroite lingère

Fera pour la tendre Lisette

La collerette en fin linon

Le blanc bonnet, la chemisette

La camisole ou le jupon.

 
Glisse, glisse ma navette

Entre les fils croise ton fil

Quand je te jette et te rejette

Ton tic-tac me semble un babil

Aussi gai qu’un chant de fauvette
Si je travaille infatigable

Pour la toilette ou pour la table

Avec plus de plaisir je tisse

Amoureux qui faites votre nid

Pour que votre amour s’y blottisse

Les grands draps blancs de votre lit

Glisse, glisse ma navette

Entre les fils croise ton fil

Quand je te jette et te rejette

Ton tic-tac me semble un babil

Aussi gai qu’un chant de fauvette


Il semblerait que l'auteur soit Anon.


Merci Myriam pour cette contribution de circonstance, courses de noël obligent - à moins que ce ne soit la course de noël?!