Comme Ariane, je m'intéresse en ce moment à Marie-Antoinette - après avoir lu la biographie de Marie Stuart par Stefan Zweig (point de fanfreluches dans cette histoire, que des chevauchées et des intrigues amoureuses mortelles), j'ai lu sa biographie de Marie-Antoinette, et me penche à présent sur la biographie de "l'Autrichienne" par Antonia Fraser - qui termine tout de même son avant-propos par "Vive la reine!"...

Elle note de l'éducation de la jeune Antoine:

"Apart from this perceived need to perform, the other emphasis in the Archduchesses' education was on docility and obedience. The crucial text used in their upbringing was Les Aventures de Télémaque by Fénelon, written at the end of the seventeenth century for the heir to Louis XIV and imported to Austria by Francis Stephen. This underlined the importance for the female sex of industriousness and dexterity (embroidery, which Madame Antoine loved, was fortunately a suitable feminine skill) but also of modesty and submission. The little dancers, especially Antoine, the youngest, were to be like puppets and manipulated as puppets are. The necessity for total obedience from her daughters was something about which Maria Teresa was quite unequivocal."

[En plus de cette nécessité de se montrer sous son meilleur jour en société, l'éducation des archiduchesses mettait l'accent sur la docilité et l'obéissance. Leur éducation se fondait avant tout sur Les Aventures de Télémaque de Fénelon, ouvrage écrit à la fin du dix-septième siècle pour l'héritier de Louis XIV et importé en Autriche par François Xavier. Cet ouvrage soulignait l'importance des vertus féminines telles l'application et l'habileté (la broderie, que Madame Antoine affectionnait, constituait heureusement un talent approprié pour une jeune fille) mais également la modestie et l'obéissance. Les petites danseuses, et plus particulièrement Antoine, la plus jeune, étaient considérés comme des marionnettes et manipulées comme des marionnettes. Marie Thérèse exigeait de ses filles une obéissance absolue.]

Et pour cause, leur fonction première était de jouer le rôle de pions charmants sur l'échiquier des alliances de l'Autriche avec les grandes puissances européennes...

Antonia Fraser, Marie Antoinette. The Journey, 2001.